- Et c'est repartis pour l'orgie -

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J'ai mal aux larmes, j'm'en mord le crane, j'essuie, j'oublie, je recommence, j'me redessine de mes doigts pateux, un avenir radieux, j'efface paris et ses insomnies, j'efface lyon et ses parapluies, j'ouvre un livre et découvre l'univers qui m'attends. Je ferme les yeux, fume un peu, et je recommence, encore et encore, jusqu'à planter un décor inébranlable, dans un sourire acquis d'avance. Je reste conne, devant les cartes qui s'envolent, dans un présent que trop présent, dans un sentiment que trop amer. Je reste conne, et serrée contre toi.




By Sum(mer)





pix by ...
- Et c'est repartis pour l'orgie -
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# Posted on Saturday, 20 May 2006 at 7:15 AM

-Puis j'en oublis de penser-

-Puis j'en oublis de penser-
pix by yathosho






Y'a des appels au secour qui ne sortent pas, y'a des appels au recours qui ne répondent pas. Y'a des sourires et des rires, qui ne comprennent pas. Y'a des gens et des aimés, que l'on ne reconnait pas. Y'a des jours et des nuits, où je ne suis plus mwa. Puis y'a mes yeux qui se leurrent, qui crwa en l'éternel, et en l'amour qui va avec, puis y'a mon coeur qui s'écoeur, qui crit et frappe de plus en plus fort, se brise et se tait le temps de reprendre son souffle.



By Sum(mer)

# Posted on Sunday, 07 May 2006 at 9:43 AM

-Le hasard fait si mal les choses-

-Le hasard fait si mal les choses-
pix by larsiii




Si seulement mes mains tremblaient, que mes sentiments se fesaient un peu mieux refoulés, que mes souvenirs ne se mélaient pas sans cesse à mon avenir. C'est un hasard si mes yeux pleurent, n'y faites pas attention, votre maquillage a coulé, arrangez ça avant que mes yeux viennent à se déverser, vos cheveux sont décoiffés, arrangez ça avant que mes mains ne se remettent à trembler. Si seulement j'apprennais à me maîtriser, plutôt que de vous montrer à quel point je peux vous mépriser. C'est un hasard si mes genoux se heurtent, si mes sourires meurent sans heurts, n'y faites pas attention, votre robe est défaite, mon dieu ce que vous êtes bien faites. Mais où sont vos mains? Votre pantalon est défait, mon dieu ce que vous êtes bien fait. Mais où vont ses mains? Si seulement mes mains arrêtaient de trembler, que vos yeux ne me fixent plus, que vos murmures ne me soient plus adressés, cessez vos messes-basses, je n'en ai que faire, jamais je ne tendrais l'oreille, pour des questions dont vous n'espèrez aucunes réponses. C'est un hasard si mes yeux pleurent, n'y faites pas attention, pour vous et votre conscience, vous n'en êtes point la raison, votre sourire est tombé, je vais arranger ça avant que mes yeux ne se remettent à couler et à vous agacer, votre rire est défait, mon dieu, vous voyez donc ce que vous avez fait.




By Sum(mer)



[en écoutant Uncommonmenfrommars -Goodbye My Friend ]

# Posted on Sunday, 30 April 2006 at 8:00 AM

The Dresden Dolls -Amsterdam- [reprise de Jacques Brel]

The Dresden Dolls -Amsterdam- [reprise de Jacques Brel]
pix by saciii


































Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui chantent
Les rêves qui les hantent
Au large d'Amsterdam
Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui dorment
Comme des oriflammes
Le long des berges mornes
Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui meurent
Pleins de bière et de drames
Aux premières lueurs
Mais dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui naissent
Dans la chaleur épaisse
Des langueurs océanes

Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui mangent
Sur des nappes trop blanches
Des poissons ruisselants
Ils vous montrent des dents
A croquer la fortune
A décroisser la lune
A bouffer des haubans
Et ça sent la morue
Jusque dans le c½ur des frites
Que leurs grosses mains invitent
A revenir en plus
Puis se lèvent en riant
Dans un bruit de tempête
Referment leur braguette
Et sortent en rotant

Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui dansent
En se frottant la panse
Sur la panse des femmes
Et ils tournent et ils dansent
Comme des soleils crachés
Dans le son déchiré
D'un accordéon rance
Ils se tordent le cou
Pour mieux s'entendre rire
Jusqu'à ce que tout à coup
L'accordéon expire
Alors le geste grave
Alors le regard fier
Ils ramènent leur batave
Jusqu'en pleine lumière

Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui boivent
Et qui boivent et reboivent
Et qui reboivent encore
Ils boivent à la santé
Des putains d'Amsterdam
De Hambourg ou d'ailleurs
Enfin ils boivent aux dames
Qui leur donnent leur joli corps
Qui leur donnent leur vertu
Pour une pièce en or
Et quand ils ont bien bu
Se plantent le nez au ciel
Se mouchent dans les étoiles
Et ils pissent comme je pleure
Sur les femmes infidèles
Dans le port d'Amsterdam
Dans le port d'Amsterdam.

# Posted on Saturday, 22 April 2006 at 1:49 PM

-Il pleuvait-

-Il pleuvait-
pix by foureyes



Y'a un sourire qui s'éternise, des mains qui s'enlisent, des regards qui se lisent, puis des lèvres qui se lient, qui se frôlent et se dégagent, qui se disent adieu, qui se le disent des fwa bien mieux, y'a des souvenirs envieux, et d'autres plus vieux, y'a la mémoire qui explose, le sourire qui implose, les yeux qui vagabondent, se baladants de visages en visages, de trépas en constat, puis après avwar louper quelques battements, le coeur se remet en route, et se délie de ses doutes. Puis les dwa s'entrechoquent, les mots se choquent, les sentiments se moquent, les phrases se tordent, les rires se mordent, et les gens se partent. Les pas s'enchainent, les marches se lassent, les pieds et le béton s'enlassent, en une danse avec le vent, qui frole et s'endort sous les jupes maladroites, qui se cogne contre les jambes, et s'éternise dans les cheveux. Puis ça roule et se déroule, ça avance et des avances, ça s'aime et se critique, ça se hait et se rigole, ça s'aime et se dit adieu, ça se hait et se dit à demain. Ca change du quotidien, ça brûle un bout de son chemin, ça en fabrique un piètre destin, mais oh oui ça aime bien.



By Sum(mer) argh ça fait du bien d'être bien

# Posted on Friday, 14 April 2006 at 1:21 PM