-Extrait de Owen Noone & Marauder de Douglas Cowie. [p 323] -

-Extrait de Owen Noone & Marauder de Douglas Cowie. [p 323] -
"Owen a fermé les yeux et chanté, et je l'ai regardé. Sa guitare pendait à son épaule, le manche tourné vers le sol, et sa voix s'est brisée quand il a attaqué le quatrième couplet:

J'ai pleuré hier soir et le soir d'avant,
J'ai pleuré hier soir et le soir d'avant,
J'ai pleuré hier soir et le soir d'avant,
Je pleurerai ce soir au souvenir d'antan.


Les trois derniers mots étaient à peine audibles et, lorsque nous avons entonné le refrain, je me suis penché vers le micro et je me suis mis à chanter, sans quitter Owen des yeux. Ma voix lui a redonné un peu d'assurance, de la paume il s'est essuyé le coin de l'oeil et il a continué de chanter, sa voix retrouvant un peu de force. J'ai continué de chanter avec lui, m'essayant sans grand succès à un contrepoint vocal, mais comme ni lui ni moi ne savions vraiment chanter, ça n'avait pas beaucoup d'importance. Nous avons entamé le cinquième couplet :

Dieu, j'aimerais que ce train arrive,
Dieu, j'aimerais que ce train arrive,
Comme j'aimerais que ce train arrive
Et me ramène là d'où je viens.


Comme s'il venait de se rapeller qu'elle était là, Owen s'est mis à jouer de sa guitare sur le refrain suivant et, quand nous sommes arrivés au sixième couplet, il a enfoncé sa pédale, montant le volume, mais continuant de chanter aussi doucement qu'auparavant jusqu'à ce qu'on arrive au refrain, quand nous avons tous deux entamé un crescendo pour terminer la chanson, malmenant tous deux nos intruments respectifs, le cou d'Owen tout gonflé tandis qu'il hurlait, les yeux clos, debout sur la pointe des pieds comme s'il essayait de s'envoler pour de bon. Nous avons laissé le dernier accord sonner et nous sommes restés immobiles sur scène. J'ai posé la main sur son épaule, nous avions oublié le vacarme assourdissant du public, oublié la caméra qui se trouvait à moins d'un mètre et qui nous filmait en contre-plongée."



[la chanson est 'Careless Love']

# Posted on Sunday, 09 April 2006 at 2:38 PM

-Ta mère-

-Ta mère-
pix by frixin



Le vent m'emporte, le temps me porte. Je vole bien plus haut que je ne l'aurais immaginé, je regarde mes pieds et mes bras, battants la cadences aux rythmes des courants d'air, changeants, distants, présents.
Suis-je aussi loin que je l'aurais voulut? Suis-je aussi bien que je l'aurais voulut?
Oh tu me manques, ça me fait pleurer le swar, ça me fait espèrer dans le nwar, de te revwar, plus jamais. De t'enlacer, plus jamais. J'veux plus rêver et me noyer dans des draps faient de souvenirs, j'veux plus dormir, si c'est pour penser à twa, plus jamais. Je me retourne, me détourne, m'enfonce dans un semblant d'air conditionné, emprisonné, détérioré. Je rêve en couleur d'un monde moins criard, où je pourrais voler les yeux rivés sur les pavets, les entendre défiler, en un bruit sourd et constant, en un instant lourd et tuant. Je me perds en somnifères, je me perds dans l'athmosphère, je rêve les yeux ouverts de paupières irréelles, de rires intemporels, de nous.


By Sum(mer) [j'avoue il est bof]

# Posted on Sunday, 09 April 2006 at 8:37 AM

Edited on Wednesday, 03 May 2006 at 2:28 PM

-Laisser mwa le temps, de rêver à temps-

Y'a des mots qui frappent, des paroles qui charment, des discours qui endorment.
Et y'a les notes qui font rêver, la musique qui fait voler, qui tisse notre regard de tendres souvenirs.
Qui fait vibrer le coin des lèvres, et créé une dépendance éphémère.
Y'a un goût d'utopi(a)e qu'on roule sous la langue, en l'assomant de sursauts cérébraux.
On veut fermer les yeux, on y arrive pas, on veut arrêter de sourire, on y arrive pas.
Mais au fond on veut rien d'autre que contempler et se laisser volontairement, ou non, envouter par trois étrangers qui savent rêver.
On suit les gestes avec alégresse, en sautant de ligne en ligne, comme dans une partition non définit.
On court, on danse au rythme des doigts qui traversent l'air ambient d'une caresse avec l'instrument.
Y'a des moments magiques où tout devient futil, sauf l'instant vivant.
On veut ne plus entendre, on y arrive pas, on veut arrêter de voler, on y arrive pas.
Mais au fond tout ce qu'on veut, c'est que ça ne s'arrête jamais, et qu'on continue de rêver les yeux ouverts et les tympans découverts.




By Sum(mer) sous le charme de violons et de gens




pix by Thot
-Laisser mwa le temps, de rêver à temps-

# Posted on Friday, 07 April 2006 at 3:05 PM

-méeuh-

*







Hey partez pas, j'suis encore là.









*

# Posted on Monday, 27 March 2006 at 3:15 PM

-Il fait beau-

-Il fait beau-
pix by sigpras



J'voudrais vous comprendre, apprendre vos mots, et savwar les retranscrire sans fautes, sans faux semblants. J'aimerais revwar ce qui peuple mes pensées, mais plus mes yeux se ferment et plus les souvenirs s'en vont. J'ai beau forcer j'ai beau pleurer, j'ai beau crier et vous faire l'envier, je ne me souviens plus de vous, de vos jours en ma compagnie, de vos vies accollées à la mienne. Les maux se déforment, les lettres se transforment, l'avenir se tarit, et le passé s'éternise, les sourires se fanent dans l'âme, les rires s'éteignent d'eux mêmes. Puis les heures reprennent leurs courses sans fondement. Puis les pleurs reprennent leurs places sans raisonnement. Puis les notes s'échappent, et l'quotidien s'en tape.



By Sum(mer)

# Posted on Sunday, 26 March 2006 at 11:14 AM